Ossuaire de Douaumont, vue du phare

Ossuaire de Douaumont, vue du phare, Léon Azéma, Max Edrei et Jacques Hardy (architectes), tirage argentique anonyme, années 1930, collection particulière

Ossuaire de Douaumont, vue du phare, Léon Azéma, Max Edrei et Jacques Hardy (architectes), tirage argentique anonyme, années 1930, collection particulière

Classé au titre des quatre monuments nationaux célébrant le souvenir de la Grande Guerre, l’ossuaire de Douaumont est certainement l’édifice que l’on associe le plus directement à l’imaginaire du conflit. Sépulture des 300.000 soldats tombés ou disparus à Verdun en 1916, le site tout entier en porte la mémoire. Réalisé à l’emplacement d’un premier ossuaire provisoire voulu par Philippe Pétain dès les lendemains de la guerre, l’édifice, confié aux architectes Léon Azéma, Max Edrei et Jacques Hardy a été inauguré de manière solennelle en 1932.
Le parti pris du bâtiment est très clairement de croiser le dispositif horizontal d’une architecture sépulcrale avec une proéminence verticale, triomphale et solennelle. Il combine ainsi une les références à l’architecture religieuse par sa silhouette, et militaire, par ses renforts et son puissant appareil. Son traitement simplifié est l’expression des préceptes fonctionnalistes de l’entre-deux-guerres. La forme générique de cet édifice satisfait ainsi au sentiment du deuil chrétien comme à celui de la gloire militaire. Associé à une immense production de documents, guides, cartes postales et sujet d’innombrables photographies d’amateurs, l’ossuaire est parfaitement identifié au titre des grands monuments touristiques qui composent l’imaginaire populaire.