Carnet de guerre n°5

André Mare, Carnet de guerre n°5, s.d., Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine, Paris
© IMEC

André Mare, Carnet de guerre n°5, s.d., Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine, Paris
© IMEC

Affilié à certaines tendances de la modernité d’avant-guerre représentée notamment par les cercles d’un cubisme classicisant, André Mare s’est engagé lors du déclenchement des hostilités et a été admis dans la section de camouflage en décembre 1915. Inaugurée officiellement en février de la même année, suite aux initiatives de l’artiste Guirand de Scévola et de l’administrateur de magasins Eugène Corbin, l’équipe des camoufleurs avait connu des débuts assez artisanaux, avant de s’organiser de manière quasi-industrielle et d’étendre ses procédés. Bien que ne recueillant pas la faveur des institutions militaires qui la tenait le plus souvent pour un agent de la culture étrangère, l’avant-garde artistique a pu reconvertir les formes qu’elle avait imaginées dans cette activité militaire. Beaucoup d’artistes y voyaient une opportunité de prendre part à un conflit qu’ils avaient appelé de leurs vœux et de donner ainsi une forme opératoire à leurs recherches. Consignant notes, dessins et photographies, les carnets d’André Mare nous fournissent une documentation importante sur cette activité.